Tercom – Conseil en Stratégie de Communication

mars19

 

 

 

AERO-G voit grand à Reims-Prunay. Avec ses 17 mètres d’envergure et une hauteur d’empennage de plus de 4 mètres, le Pilatus PC-12 ne passe pas inaperçu sur la piste de l’aérodrome de Reims-Prunay. Il vise à répondre aux besoins des entreprises mais aussi des particuliers. Décollage dès le mois de mai!

Cet appareil marque une nouvelle ère pour l’aviation d’affaires qui, après avoir subi les effets de la crise, reprend de la hauteur. Les spécialistes prévoient une croissance de l’aviation d’affaires en Europe à un rythme annuel de 3,3 à 5,5% d’ici 2025, soit un triplement du nombre de mouvements (source : Note Thématique N.10 Direction du Transport Aérien). Et si Reims-Prunay est associé à ce courant porteur, l’aérodrome le doit à l’initiative lancée par un entrepreneur rémois de 37 ans, passionné d’aviation au point d’avoir passé son brevet de pilote.

Frédéric Gouvenaux s’est lancé dans cette aventure après avoir cédé Alkeos, l’entreprise de bâtiment qu’il avait développée à Reims. Un projet mûrement réfléchi, car si la passion en est le moteur, c’est avant tout une expérience d’entrepreneur qui a permis le décollage d’AERO-G. Ainsi, le choix de l’appareil – un Pilatus PC-12 de fabrication suisse – est révélateur d’une stratégie clairement définie. Avec ses huit places assises, une capacité de transport de 1,5 tonnes, une vitesse de plus de 500 km/h, la possibilité de mixer très facilement fret et passager, un rayon d’action de 3 000 km et enfin une distance d’atterrissage très courte, le Pilatus PC-12 est en quelque sorte le “couteau suisse” de l’aviation d’affaires.

Un choix économique pour l’entreprise

Toutes ces caractéristiques répondent à des critères bien précis recherchés par les entreprises, mais aussi les particuliers, dans le cadre de leurs déplacements” explique Frédéric Gouvenaux, pour qui le recours à l’aviation d’affaires doit relever d’un choix économique et stratégique de la part de l’entreprise. Un choix économique puisque, lorsqu’on additionne l’ensemble des coûts masqués d’un déplacement professionnel classique – carburant, péages, paiement du salaire pendant le temps de parcours, notes de restaurants et d’hôtels, fatigue et performance amoindrie – l’aviation privée devient rapidement compétitive sur le plan financier, surtout lorsque plusieurs collaborateurs sont du déplacement. Avec une heure de vol de l’ordre de 3 000 € HT, une liaison Reims-Bordeaux pour huit collaborateurs mérite d’être étudiée. Et par rapport à d’autres modes de transport comme le train ou l’aviation commerciale, une compagnie privée telle que AERO-G peut proposer le choix d’un horaire mais aussi du lieu d’atterrissage au plus près de sa destination. Là aussi, le Pilatus PC-12 possède un sérieux avantage puisqu’il peut se poser sur l’un des 2 200 aérodromes et aéroports capable de l’accueillir. A titre d’exemple, c’est le seul appareil de sa catégorie à pouvoir atterrir sur l’aérodrome d’altitude de Courchevel !

Le juste prix et non pas le low cost

Passer par les services d’une compagnie d’affaires ne s’inscrit pas dans une optique de low cost, mais plutôt d’optimisation des coûts de déplacement de l’entreprise. Enfin, au delà des aspects purement économiques, l’aviation privée est un atout considérable en terme d’image. Faire venir ses meilleurs clients par avion spécial – et là aussi la polyvalence du Pilatus PC-12 fait merveille grâce à son haut niveau de confort et de service – est évidemment un véritable atout commercial. D’autre part, faire voyager ses collaborateurs dans d’excellentes conditions contribue à améliorer l’esprit d’entreprise et donc sa compétitivité. Enfin, la compagnie privée rémoise répond également aux besoins d’une clientèle particulière, qu’il s’agisse de touristes français ou étrangers désireux de venir à Reims, ou de vacanciers originaires de la région souhaitant se rendre en famille ou entre amis sur leur lieu de villégiature. Autant dire que Frédéric Gouvenaux croit fortement au décollage d’AERO-G. Et il est loin d’être le seul puisqu’il est déjà épaulé d’une équipe de pilote et co-pilote chevronnés pour faire voler l’appareil dans les meilleures conditions de sécurité. D’autre part, la participation de la jeune entreprise rémoise au salon Viteff, en présence du représentant de Pilatus, a démontré l’intérêt des décideurs de la filière du champagne pour cette solution de déplacement et transport aérien.

Décollage dès le mois de mai

Ainsi, à compter du mois de mai, le premier avion de la compagnie d’affaires AERO-G sera opérationnel sur Reims-Prunay. Dans la foulée, un hélicoptère viendra compléter le dispositif. Il permettra ensuite de desservir de manière plus fine un certain nombre de destinations, ou de répondre à des besoins plus ponctuels. Au delà, c’est une nouvelle ambition pour l’aviation d’affaires qui se profile sur l’aérodrome de Reims-Prunay. D’une part, Pilatus a noué un véritable partenariat avec Frédéric Gouvenaux, dans le but de commercialiser davantage d’appareils en France. D’autre part, l’entrepreneur rémois propose également une offre de propriété partagée destinée notamment à des entreprises utilisant régulièrement les vols privés. Une formule qui pourrait permettre à AERO-G d’accélérer son développement tant à Reims que sur d’autres aérodromes français.

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